2020 pose un certain nombre de défis aux banques

|Posted by | Finances
Tags: , ,

La numérisation fait déjà rage dans notre pays. L’essor des neo-banques et des fintechs oblige les banques traditionnelles à sortir de leur zone de confort.

Faites vous une visite hebdomadaire à votre banque locale ? Les chances de répondre par l’affirmatif à cette question sont très faibles. Après tout, de plus en plus de gens utilisent aujourd’hui une application ou une plate-forme en ligne pour gérer leurs affaires bancaires. L’an dernier, notre pays comptait pas moins de 7 millions d’abonnements aux applications bancaires mobiles, selon les chiffres de la fédération bancaire Febelfin.

Il n’est donc pas surprenant que le nombre d’agences bancaires en Belgique ait fortement diminué au cours de la dernière décennie. Aujourd’hui, notre pays compte encore un peu plus de 5 000 agences . Il y a dix ans, il y en avait encore 8 000. Aujourd’hui, notre pays compte environ 5 000 agences bancaires. En 2008, ils étaient encore plus de 8 000. Cette tendance se poursuivra l’année prochaine. Nous savons qu’ING et BNP Paribas Fortis, entre autres, fermeront des agences en 2020.

La numérisation est une priorité absolue

Les banques ont fait de la digitalisation de leurs produits et services une priorité absolue .Ceci n’est pas un hasard car derrière cette numérisation en profondeur se cache, entre autres, la directive européenne sur les paiements PSD2. En principe, ce règlement est en vigueur depuis août 2018, mais certaines parties n’ont été activées qu’en septembre 2019.

Grâce à cette directive européenne sur les paiements, d’autres entreprises auront accès à nos données financières, sous réserve de notre accord. Par exemple, vous pouvez effectuer des paiements par l’intermédiaire de tiers sans l’intervention de votre banque. Cette partie externe doit disposer d’une autorisation de paiement pour pouvoir le faire.

Google et Apple en concurrence avec les banques

Google a récemment annoncé qu’il lancera l’an prochain aux États-Unis la possibilité d’ouvrir un compte bancaire via l’application Google Pay. Le géant de la technologie travaille en collaboration avec Citigroup et Stanford Federal Credit Union. Les utilisateurs pourront consulter leur compte courant auprès des banques participantes via l’application. Google n’offrira donc pas de comptes lui-même.

Apple a déjà fait son entrée sur le marché financier. Plus tôt cette année, l’entreprise a lancé sa propre carte de crédit aux États-Unis en collaboration avec Goldman Sachs.

Les choses ne vont pas encore si vite dans notre pays. Néanmoins, les banques belges ressentent déjà la concurrence des entreprises technologiques. Par exemple, il est déjà possible de payer avec Google Pay et Apple Pay en Belgique.

Même les plus petits défient les joueurs traditionnels

Ce ne sont pas seulement les grandes sociétés d’ingénierie financière qui font suer les banques traditionnelles. Les soi-disant néo-banques ciblent également le banquier belge. Ce sont des banques qui sont 100 % numériques. Les néo-banques Bunq, N26, Revolut et Monese, entre autres, sont actives en Belgique. Ce dernier a récemment lancé une offensive de charme en proposant des comptes à vue avec un numéro de compte belge.

En d’autres termes, les banques traditionnelles n’ont d’autre choix que de croiser le fer numérique avec ces nouveaux concurrents. KBC/CBC prend l’initiative dans ce domaine. Cette grande banque ajoute toujours de nouveaux extras pour l’application KBC Mobile. Par exemple, KBC/CBC a récemment annoncé qu’elle sera la première banque de notre pays à ouvrir son application aux non-clients. Ils pourront alors utiliser toutes sortes de services non bancaires offerts par l’application. Par exemple, les nouveaux utilisateurs pourront utiliser l’application KBC pour acheter un billet de bus-train ou de tramway.

Les banques devront sortir de leur zone de confort

La concurrence entre elles et les challengers du monde technologique oblige les banques à sortie de leur zone de confort. Il ne suffit plus de se concentrer sur les produits traditionnels tels que les prêts personnels et les comptes d’épargne. Non, les banques seront obligées d’explorer des territoires inconnus si elles veulent rester compétitives.

De plus, la situation actuelle des taux d’intérêt pèse comme l’épée de damoclès sur la tête des banques traditionnelles. Après tout, elles sont de moins en moins susceptibles de tirer des revenus de la transformation de l’épargne en prêts. Les banques seront donc obligées de puiser dans de nouvelles sources de revenus afin de maintenir leurs marges bénéficiaires. Un service numérique complet offrant des produits non bancaires pourrait faire partie de la solution.