Les candidats-acquéreurs bénéficieront à nouveau de crédits hypothécaires intéressants en 2020

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Il semble que la baisse des taux d’intérêt soit sans fin. Alors que les épargnants font grise mine, les candidats-acquéreurs souhaitant contracter un crédit hypothécaire en 2020 pourraient bien faire une affaire en or. A quoi peuvent-ils s’attendre?

Toute personne contractant aujourd’hui un prêt hypothécaire sur 20 ans peut, sans grand effort, obtenir un taux inférieur à la limite de 2%. En négociant durement, vous pourriez même parvenir à réduire le taux à 1,50% ou moins. Le taux d’intérêt dépend de divers facteurs, tels que la quotité (le rapport entre le montant du prêt et la valeur actuelle de la maison) et votre situation financière. Le taux final est donc différent pour chacun: plus votre situation financière est évaluée positivement, plus vous aurez de chances de bénéficier d’un taux favorable. Découvrez ici comment maintenir le prix de votre crédit immobilier aussi bas que possible.

Les faibles taux d’intérêt maintenus en 2020 

Cette année encore, vous pourrez faire une bonne affaire en contractant un prêt. Tous les signaux indiquent en effet que la fin des taux d’intérêt bas n’est pas encore proche. Au cours du premier trimestre de 2020, les taux d’intérêt hypothécaires ont d’ailleurs encore baissé. 

Mais pourquoi les taux d’intérêt sont-t-il si bas ? La faiblesse des taux d’intérêt est le résultat de la politique menée par la Banque centrale européenne (BCE). Le régulateur vise en effet un taux d’inflation européen légèrement inférieur à 2%. Ce chiffre atteignait 1,4% en janvier, il reste donc encore du chemin à parcourir. La BCE a déjà pris plusieurs mesures, telle que la politique de rachat, en vue de stimuler l’inflation. Plus le taux d’intérêt est bas, plus le nombre de prêts octroyés est important. Cette augmentation entraîne à son tour une consommation ainsi qu’une inflation accrues. 

Le coronavirus contribue au maintien des taux d’intérêt à un niveau bas 

Le coronavirus va sans aucun doute maintenir l’intérêt au plus bas. La plupart des pays voient leur croissance économique décliner en raison de ce virus, et l’Europe n’y échappe pas. A ce titre, la BCE a mis en oeuvre de mesures de soutien supplémentaires. Le 19 mars, Christine Lagarde, présidente de la BCE, a ainsi annoncé qu’elle achèterait cette année 750 milliards d’euros supplémentaires d’obligations. L’objectif est de soutenir et protéger l’économie européenne contre l’impact du Covid-19.

Quoi qu’il arrive, il est important de disposer d’une épargne solide si vous souhaitez contracter un prêt hypothécaire. En effet, depuis le début de cette année, à la demande de la Banque nationale de Belgique (BNB), les banques appliquent des critères de sélection plus stricts en vue de l’octroi d’un crédit hypothécaire. Celle-ci souhaite que les prêteurs accordent autant que possible des prêts avec une quotité inférieure à 90%. Elle privilégie même une quotité de 80%. A cette contribution propre, viennent s’ajouter les frais de notaire et de dossier. Ceux qui seront en mesure de satisfaire à ces différents critères bénéficieront ainsi des conditions les plus favorables pour l’octroi d’un prêt.

Les avantages fiscaux disparaissent

Si vous pensiez bénéficier d’un avantage fiscal lors de la signature de votre prêt hypothécaire, vous pourriez bien être deçu. En effet, depuis le début de cette année, la Flandre n’octroie par exemple plus de bonus logement pour l’achat d’une première maison. La Région de Bruxelles-Capitale avait à ce titre déjà précédé la Flandre en 2017. Toute personne résidant en Wallonie peut toutefois toujours bénéficier du Chèque habitat.

Notons que tous ceux qui achètent une résidence secondaire en Belgique, quelle que soit la région, reçoivent un avantage fiscal sous la forme d’une prime fédérale au logement. En effet, la résidence secondaire est une compétence fédérale, tandis que la résidence principale est une compétence régionale. Selon les experts, l’on peut s’attendre à ce que le prochain gouvernement fédéral abolisse la prime fédérale au logement. Il ne s’agit toutefois là que d’une prédiction à prendre avec réserve.

Reste à savoir quel sera l’impact de ces différentes mesures sur le marché immobilier. On s’attend à ce que le nombre de transactions immobilières diminue, ce qui entraînera nécessairement une baisse des prix de l’immobilier. Au vu de la situation actuelle des taux d’intérêt, cette augmentation devrait toutefois rester assez limitée. 


Cet article a été écrit en collaboration avec Pretto.

Océane Ubaghs

A propos Océane Ubaghs

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