Comment rédiger son testament en 5 étapes

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rédiger son testament

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Il s’agit certes d’un thème peu réjouissant, mais arrivé à un certain âge, il est bien normal de commencer à prévoir sa succession. Le testament en est l’outil principal et répond à un grand nombre de critères à respecter pour s’assurer de sa validité. Voici les 5 points à prendre en compte pour rédiger son testament en toute facilité :

1. Votre type de testament

Il existe plusieurs formes de testaments qui répondent à des besoins précis. Ces derniers répondent à des critères de fond et de forme pour s’assurer de sa validité. Cependant, tous ont le même but : la répartition de votre succession. En Belgique, vous avez le choix entre 3 types distincts.

  • Le testament authentique est élaboré avec votre notaire et est dit “notarié”.
  • Le testament olographe est écrit par vous-même et se doit d’être signé et daté.
  • Le testament international est lui plus compliqué à produire (et plus onéreux) mais exécutable partout dans le monde.

Bon à savoir

Le testament international date du 2 février 1983. À part le fait que celui-ci est plus cher qu’un testament authentique ou olographe, il suppose la présence de deux témoins et s’accompagne d’une attestation internationale.  Le tout doit être mis à l’abri dans une enveloppe scellée.

2. Votre succession

Que vous ayez des biens immobiliers, des parts d’entreprise ou une épargne conséquente à léguer, ces derniers se répartissent en 3 types de legs :

  • Les legs à titre universel : vous léguez un pourcentage de votre succession à une ou plusieurs personne
  • Les legs à titre particulier : vous léguez un ou plusieurs biens à une ou plusieurs personne ;
  • Les legs universels : vous léguez tous les biens à une ou plusieurs personnes

Évidemment, pour héritier du bien, celui-ci doit toujours exister, après votre décès comme au moment de la rédaction du testament. Il vous faudra donc faire un inventaire de votre patrimoine afin de déterminer qui reçoit quoi.

Bon à savoir

Vous pouvez aussi léguer une partie de vos biens à une œuvre de charité comme  l’Unicef, que vous pouvez désigner comme bénéficiaire dans votre testament.  Vous faites ainsi don de la « quotité disponible », qui correspond à la partie de votre héritage n’étant pas destinée à vos héritiers réservataires.

3. Vos bénéficiaires

Un testament permet de régler les conflits d’héritage avant même que ces derniers ne surviennent. Ainsi, vos souhaits sont inscrits noir sur blanc et aideront vos proches à faire le tri plus facilement.

Mais attention, la répartition de vos biens doit respecter certaines règles légales :

  • Les héritiers privilégiés, ou en d’autres mots le conjoint survivant, les enfants et les parents du défunt, ne peuvent être exemptés de la part réservataire (part leur étant exclusivement réservée et dont ces derniers ne peuvent être déshérités)
  • Un héritier privilégié ne peut être favorisé par rapport aux autres

Si en revanche vous ne formulez pas vos souhaits avant votre décès, la succession s’organise selon un ordre de succession (“dévolution successorale”), qui suit la logique descendante suivante :

  • La ligne de parenté
  • L’ordre des héritiers
  • Le degré de parenté
  • La substitution, et
  • La fente (division de la succession)

Bon à savoir

La loi concernant la réserve des parents est en cours de révision et ses modifications prendront effet fin 2018.

4. La rédaction

Rédiger un testament est un acte un peu plus complexe que la rédaction d’une simple lettre. En effet, votre testament doit respecter certaines règles de fond et de forme afin de pouvoir être exécuté dans les meilleurs conditions. Cela vaut surtout pour les testaments olographiques que l’on soi-même. Il faudra donc :

  • Vous identifier clairement et sans équivoque, même chose pour vos bénéficiaires
  • Renseigner votre adresse et celles de vos légataires
  • Signer le document
  • Dater toutes les pages
  • Éviter les ratures
  • Utiliser un stylo indélébile

Si en revanche vous optez pour un testament authentique, vous serez assisté par un notaire qui saura vous conseiller et fera en sorte que toutes les conditions légales soient respectées.

5. La conservation

Excellente question en effet : où conserver mon testament et comment être sûr(e) que ce dernier sera trouvé à temps ? En effet, le document pouvant contenir certaines dispositions à prendre après votre décès, la bonne conservation de ce dernier est primordiale. Dans cette optique, le testament authentique reste l’option la plus prudente, car il est rédigé en accord avec les conditions légales de validité. Votre notaire aura également fait enregistrer votre testament auprès du RCT (Registre Central des Testaments). Ainsi, vous avez une trace supplémentaire de votre testament en cas de difficulté.

Attention

  • Il n’est possible de rédiger son testament conjoint avec quelqu’un d’autre : si vous êtes marié(e), il faudra produire deux documents distincts
  • Vous ne pouvez pas produire un testament vidéo : ce dernier n’aura aucune valeur légale et ne sera donc pas exécutable
  • Il vaut mieux éviter d’ajouter de nouveaux éléments : cela peut porter à confusion. Il est préférable de créer un nouveau testament. Dans l’éventualité où ce ne serait pas possible, datez et signez chacun des ajouts.
  • Les photocopies et les doubles au carbone ne sont pas recevables : ces derniers n’ont aucune valeur juridique. Il vaut donc mieux rédiger plusieurs originaux et en préciser le nombre existant sur chacun des exemplaires.

Rédiger son testament n’aura jamais été aussi facile ! Si vous avez plus de questions à ce sujet, n’hésitez pas à consulter ce site ou prendre rendez-vous avec un conseiller pour obtenir plus d’informations.

Cet article a été écrit en collaboration avec ING.

 

Anaïs Pellard

A propos Anaïs Pellard

Anaïs est passionnée par le marketing et les langues étrangères, et adore partager ses bons plans sur les finances.