Pret hypothecaire

Que faire si vous souhaitez modifier votre prêt ?

Votre prêt hypothécaire a une durée déterminée. Celle-ci est fixée à l’avance en accord avec la banque ou l’institution financière qui vous l’octroie. Il est toutefois possible de modifier la durée de votre prêt à plusieurs reprises.

Par Maxime Goffinet le 27 janvier 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Que faire si vous souhaitez modifier votre prêt ?Votre prêt hypothécaire a une durée déterminée. Celle-ci est fixée à l’avance en accord avec la banque ou l’institution financière qui vous l’octroie. Il est toutefois possible de modifier la durée de votre prêt à plusieurs reprises.

  • Remboursement anticipé

Supposons que vous ayez soudain beaucoup plus à dépenser ou que vous ayez beaucoup épargné et que vous souhaitiez utiliser cet argent pour rembourser (une partie de) votre prêt hypothécaire de manière anticipée. C’est légal et cela peut vous apporter un avantage financier. Vous devez en effet payer des intérêts sur le remboursement de votre prêt hypothécaire, et votre épargne ne rapporte souvent que très peu d’intérêts. 

Il y a également des chances que la prime de votre assurance solde restant dû baisse considérablement. En effet, grâce au remboursement anticipé, le capital à assurer est moins important.

Si vous souhaitez effectuer un remboursement anticipé, votre banque doit s’y conformer. En principe, c’est autorisé une fois par an. Cependant, si vous souhaitez rembourser 10 pourcents ou plus du capital en une seule fois, vous pouvez le faire plus souvent.

Il y a cependant un inconvénient : en cas de remboursement anticipé, vous devrez vous acquitter de frais de réinvestissement. La banque comptait en effet sur les intérêts qu’elle recevrait pendant la durée convenue. Pour s’assurer un revenu, elle impose ainsi des frais de réinvestissement. Ces frais sont réglementés par la loi : le montant des frais ne peut excéder trois mois d’intérêts sur le capital remboursé.

 

  • Faire une pause

Lorsque vous contractez un prêt, vous signez un accord dans lequel vous vous engagez à effectuer un remboursement mensuel. Il peut toutefois arriver que vous ne puissiez plus remplir ces obligations en cas de chômage, de divorce ou encore de maladie de longue durée, par exemple. 

Veuillez noter que chaque banque a sa propre politique en la matière. Cependant, il est dans l’intérêt de votre banque d’obtenir l’argent qui lui est dû, c’est pourquoi, dans un premier temps, elle cherchera une solution avec vous. La solution trouvée peut par exemple consister en une pause de paiement : les remboursements seront alors temporairement suspendus. Notez que vous devez toutefois toujours payer les intérêts mensuels. La demande de suspension temporaire de remboursement implique également des frais administratifs.

La banque peut également proposer de prolonger la durée du prêt. De cette façon, le montant que vous devez payer par mois sera ajusté à la baisse. Dans ce cas, vous devez également payer des frais de réinvestissement.

Si vous n’effectuez pas tous les paiements, la banque est tenue d’en informer la Centrale des crédits aux particuliers (CCP) de la Banque nationale, même si vous avez convenu ensemble d’une autre modalité de remboursement. Notez que cela peut avoir des conséquences sur les prêts que vous souhaitez contracter à l’avenir. Si vous êtes inscrit comme ayant des arriérés de paiement, les autres prêteurs peuvent refuser de vous accorder un prêt.

 

  • Continuer votre prêt avec une autre banque

Il est possible de refinancer votre prêt hypothécaire, cela signifie que vous remplacez votre prêt actuel par un nouveau prêt avec de meilleures conditions. Vous pouvez en faire la demande auprès de votre banque, lorsque le taux d’intérêt est très bas par exemple. Il est également possible de continuer un prêt hypothécaire auprès d’une autre banque.

Dans ce dernier cas, il faut toutefois tenir compte d’un certain nombre de coûts supplémentaires. Vous devrez par exemple payer les frais d’annulation de votre hypothèque auprès de votre banque actuelle, mais également les frais d’inscription à la nouvelle banque (pensez aux frais de notaire et d’hypothèque, par exemple). Vous devrez également vous acquitter de frais de réinvestissement. La nouvelle banque pourrait également demander une nouvelle estimation de votre maison. Ce n’est pas évidemment pas gratuit non plus.

Des frais supplémentaires peuvent également s’ajouter en raison d’assurances que vous devrez souscrire à nouveau. Si vous aviez souscrit une assurance solde restant dû auprès de votre banque, par exemple, vous devrez également la résilier et en souscrire une nouvelle auprès de votre nouvelle banque.

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